mercredi 10 août 2016

RAS 2015 : AUX COULEURS TROPICALES ET EXOTIQUES DE NGAPAROU

L'horloge affiche presqu'onze heures, la température titille les 30° c et le soleil dardait ses plus violents rayons sur le parking de l'aile Est de la Faculté de Droit de l'Ucad. Sur cet endroit, l'attraction est assurée par le long bus stationné et les membres de Solution Family massés tout autour avec leurs valises et autres effets. Ce beau monde s'apprête à aller fêter l'année réussie pour 48h à Ngaparou, sur la petite côte.

En route, l'ambiance dans le bus est comme celle d'une p'tite famille dans un camping-car sur la Promenade des Anglais pour des vacances aux coins sélects de la Côte d'Azur : bon enfant et électrique. La dynamique ne s'effrite pas jusqu'à destination, 2 heures plus tard. La Résidence "Les Écrins" accueille ainsi la Solution Family, son QG pendant 2 jours. La maison de campagne offre un cadre exotique et classe : de la verdure dedans et tout autour avec diverses variétés végétales, un espace bar à l'entrée, résidence rouge bordeaux à l'architecture sobre mais majestueuse et royale, les pièces joliment décorées et dûment équipées avec tout le confort rêvé, climatisées pour celles du second niveau, la cuisine sur deux pièces mitoyennes avec tout le matériel ménager et électroménager, des champs défrichées sur les périphéries de la propriété et le clou, la piscine en son centre qui renvoie de belles fresques au mur avec les rayons.

C'est dans cet antre édénique que nous accueillerons le parrain de Solution Family, M. Abdoulaye Racine Senghor et ses collaborateurs. L'honorable monsieur, professeur, manager, grand homme de culture et de Lettres, va, au cours d'une conférence improvisée, revisiter l'histoire de l'Afrique avec ses gloires et ses illustres fils, et dire l'importance de l'engagement des jeunes pour la réussite et la recherche de l'excellence. Dans une ambiance très filiale par moments, M. Senghor, dans une mobilité intellectuelle et un phrasé limpide, nous aura prodigué de précieux conseils et aura également permis un échange pour le moins enrichissant avec les étudiants. L'administrateur du Monument de la Renaissance Africaine saluera aussi le cadre enchanteur, favorisant selon lui la cohésion dans cette famille atypique, à la réflexion pour une meilleure dynamique et lui rappelant son enfance et ses retraits dans son Saloum natal. L'échange, du reste de haute facture, durera deux heures. Dès après quoi le déjeuner sera servi. Les doigts de Mame Seye (traiteur) auront permis un échange d'une autre tournure, avec les langues toujours bonnes actrices et les mains en parfaits éléments de renfort.
Il sonne maintenant 19 heures. Les autorités sont déjà rentrées sur Dakar, le Soleil rejoint son lit dans L'Ouest. La fête peut effectivement commencer ! Les filles, habituellement lessivées par les cours lourds à la fac et toujours la mine renfrognée avec le stress, ne sont pas très reconnaissables dans leurs tenues d'été et la banane qui ne quitte pas leur visage. Les garçons requinqués par ce beau spectacle sortent à leur tour le grand jeu et de nouveaux (beaux) masques. Comme Mickey et Minny qui se retrouvent, l’ambiance et la fête a été pleinement redéfinie par ces étudiants peu communs qui ont électrifié Ngaparou. Et ne demandez surtout pas à la piscine des "Écrins" tout ce dont elle a pu être témoin. Jusque tard dans la nuit, les sirènes ont défilé, les garçons rivalisé de galanterie et de séduction'attitud, les boissons ont coulé à flot, la musique a distillé, les rythmes ont varié et bon nombre de talents détectés. 

Le lendemain matin, place aux diverses activités didactiques et aux réflexions sur les perspectives du groupe. Les activités de la seconde journée ont enregistré la présence d'invités (étudiants, sympathisants et parents), ce qui a imprimé une dose plus enjouée à la fête. Ambiance qui durera jusqu'aux moments sombres de la soirée, où cette petite famille quittera Ngaparou dans la liesse, fière d'avoir passé 48 bonnes heures dans la bonne humeur et raffermi encore par l'occasion les liens sacrés et salutaires qui les unissent.

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